Dimanche 10 avril 2011 7 10 /04 /Avr /2011 15:03

Je n’ai pas eu le temps de faire grand-chose depuis mon dernier article. En fait si, j’ai fais des tonnes de choses. Mais je n’ai pas pris le temps de me consacrer à cette activité qui reste tout de même extrêmement plaisante.

Cette fois-ci je n’ai pas envi de parler des mes études. J’ai des centaines de choses à raconter, mais pas cette fois. L’envi d’écrire m’est venue avec la lecture de cet article : http://fluorette.over-blog.com/article-roger-90-ans-65388926.html

Une petite histoire très touchante qui me rappel quelque chose au fond de moi qui restera toujours là.

La gériatrie est une discipline très particulière. Elle fait très peur. Tout autant aux soignants qu’aux accompagnants. C’est vrai que côtoyer la vieillesse au quotidien nous rappel que finalement nous sommes tous destinés à finir notre vie d’une façon ou d’une autre.

 

Pendant ma première année de médecine je me suis présenté au bureau des recrutements de l'hôpital de ma ville. J’y ai déposé un dossier de candidature pour être Agent de Service Hospitalier (En quelque sorte l’homme à tout faire de l’hôpital, son rôle peut aller du ménage à la même activité que les aides soignants dans certains services). Quelques semaines plus tard on me propose un poste durant l’été dans un Établissement Hospitalier pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD). 

À ce moment-là j’ai la peur que beaucoup de monde a devant la vieillesse. Pas envi de voir cela en face, peur de ne pas savoir quoi faire ou quoi dire. Peut-être est-ce autre chose, enfin moi c’est ce qui me faisait peur. Ma mère me disait de ne pas accepter, que j’étais trop jeune pour ça. C’est vrai qu’à 18 ans à peine, pour quelqu’un qui n’a jamais travaillé à l’hôpital, qui n’a jamais vu un mort et qui n’a pas fait grand-chose de bien palpitant dans sa vie c’est une grande aventure.

Tout ça pour dire que j’ai pris le poste et que je ne le regrette pas...

J’ai été très bien accueilli, autant par l’équipe que par les résidents. C’est un travail très difficile au quotidien, il y a très peu de personnel et beaucoup de choses a faire. Ce n’est pas le but de mon article donc je n’en dirais pas plus. À l’occasion d’un autre surement.

 

Au fur et mesure des jours je découvre les lieux et la vie de cet hôpital un peu hors norme ou les résidents sont hospitalisés mais où leur chambre est considérée comme une partie privée qui leur appartient. Je tisse des liens plus ou moins importants avec certains.  

Il y a une relation en particulier dont je veux parler. Ce n’est pas celle ou je me sentais le plus à l’aise mais c’est certainement celle qui m’a le plus marquée. Cette relation s’étend sur 2 ans car après un premier été j’ai re-postulé pour le même poste l’été suivant. 

 

 

Madame Y est une toute petite dame. Elle est vissée dans son fauteuil du matin au soir. Elle a son caractère et n’apprécie pas vraiment les hommes. Rien qu’en la regardant on peut voir une vie de bonne catholique qui s’est toujours donnée pour les autres et peu pour elle. Elle a une fille qui vit très loin et qui ne vient jamais.

Quand on lui parle elle est parfois lucide et souvent ailleurs. Du haut de ses 99 ans elle m’impressionne. Lorsque le soir nous faisons la tournée des chambres pour mettre au lit nos résidents, j’essaye d’éviter sa chambre et je laisse un collègue faire. Il n’y a pas vraiment de raison outre le fait que je ne me sens pas à l’aise avec elle.

Les jours passent et un jour d’aout pour le gouter, je rentre dans cette chambre que d’habitude j’évite. Je trouve madame Y a côté de son lit, une enveloppe entre les mains. Elle a du mal à l’ouvrir. Je m’approche d’elle et m’accroupis près d’elle. Je lui demande si je peux l’aider. Elle me tend l’enveloppe et me dis que c’est une lettre de sa fille.

Dans l’enveloppe il y a une carte postale. Sur le dos une photographie d’une montagne pleine de verdure. Il n’y a pas écrit grand-chose de l’autre côté, elle me demande de la lui lire.

Je ne me souviens plus exactement ce que cela disait, mais surement quelque chose comme ça : 

 

Maman,

Nous pensons fort à toi. Joyeux anniversaire pour tes 100 ans !

Nous passerons te voir bientôt.

Tes arrières petits enfants t’embrassent

Cécile

 

Lorsque je relève les yeux vers madame Y je la vois en larme. Des larmes de joie ! Elle me prend la carte de mains et la serre contre son coeur tout en sanglotant. Elle me répète que c’est une carte de sa fille pour son anniversaire ! Il ne lui reste que quelques dents mais elle les exhibe avec un large sourire. 

Je suis resté avec elle quelques minutes à discuter de sa fille et de son anniversaire.

 

En sortant de sa chambre j’était totalement sonné. J’avais lu à une dame de 100 ans la carte de sa fille le jour de son anniversaire.

C’est en racontant cela que je me rend compte que je n’ai aucun talent de narration car pour moi c’est un très grand souvenir, mais je n’arrive pas a le faire ressortir dans mes mots. Quoi qu’il en soit, à partir de ce jour, je n’ai plus évité la chambre de Madame Y.

 

Madame Y est décédée un an plus tard, avant d’atteindre ses 101 ans. Quand je suis revenu travailler l’été suivant, il n’y avait quasiment plus rien de lucide chez cette dame qui avait beaucoup maigri et qui restait au lit toute la journée.  Elle serrait constamment contre elle un ours en peluche blanc et pleurait à longueur de journée sans qu’on puisse y faire quoi que ce soit. 

 

Toute l’équipe savait que le départ était pour bientôt. De mon côté j’évitais soigneusement de rentrer dans la chambre, de peur de la trouver sans vie. 

 

Elle est morte dans son sommeil, un dimanche matin à 5 heures. Lorsque je suis arrivé le lundi suivant, sa porte était ouverte et la chambre déjà vidée de tout ce qu’elle contenait. A la fin de la journée, dans la salle des infirmières était posé un dossier marqué du nom de Madame Y. 

 

Il contenait tout ce qui reste de la vie de Madame Y. De nombreuses feuilles écrites à plusieurs années de différence laissaient apparaitre une écriture de plus en plus étirée et de plus en plus tremblotante. À de nombreuses reprises on pouvait lire « Moi, Madame Y, saine de corps et d’esprit» Et suivait une liste de donations. 

La plus récente était quasiment illisible et contenait simplement quelques mots dont : 

- Que l’ours en peluche soit donné a ma fille, en souvenir de sa soeur.

 

On me dit plus tard, que cet ours qui nous paraissait à tous bien insignifiant était en fait la dernière chose qu’il restait a Madame Y de sa première fille décédée 30 ans plus tôt. 

 

Il y avait aussi dans le dossier un bon au porteur de 20 000 francs, périmé depuis 10 ans...

 

 

En refermant le dossier je me dis que sûrement personne ne relirait ceci et que malheureusement il n’y aura plus beaucoup de personnes qui se souviendront de Madame Y.

 

Je tiens beaucoup a cette histoire car bien qu’elle se finisse mal quand j’y pense ça me donne le sourire.

 

En rentrant à l’hôpital pour la première fois je me disais que la gériatrie était vraiment la dernière spécialité que j’aurais voulu faire. Aujourd’hui je ne me refuse pas cette option. Il ne faut pas rester sur des apriori !

 

M. X

Par M. X
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Dimanche 30 mai 2010 7 30 /05 /Mai /2010 07:27

Eh oui ! Je passe en deuxième année !

 

C'est indescriptible comme sentiment. L'attente a été longue mais le final est grandiose ! C'est comme une porte en acier des 6 tonnes que je viens de réussir a ouvrir. Derrière il y a des choses magnifiques, et tout est à portée de main maintenant.

La veille j'en rêvait et maintenant j'y suis. C'est simplement génial.

Pour se remettre dans le bain et avoir des frissons, le résultats sont affichés sur un tableau de la faculté. C'est la cohu générale. Un attroupement de 200 personnes autour de cette malheureuse liste. On entend des gens dire : "C'est classé par rang". Tout le monde proteste. Si c'est classé par rang il va falloir chercher son nom parmi les premiers. Mais si il n'y est pas... Il y a deux tactiques d'approche. Ceux qui commencent par la fin et ceux qui commencent par le début.

La foule me dirige vers les feuilles du début du classement. C'est donc par là que je commencerais ma longue descente vers mon nom.

La feuille est à 5 mètres. Les gens se bousculent. Certains sortent en pleurant. Parfois on ne sait même pas si ils pleurent de joix ou de tristesse. La fille à côté de moi se sens mal et elle doit quitter la foule pour respirer.

Je me rapproche un peu, je vois seulement la première feuille qui contient les 100 premiers noms a vue de nez. J'essaye de lire, mais elle est bien trop loin pour que je puisse déchiffrer quoi que ce soit.

Qu'est-ce que c'est long ! Je n'en peux plus, j'ai l'impression que ça n'avance pas. Je sautille pour essayer de voir ce qu'il se passe. J'essaye de toute mes force de voir ce qu'il y a d'écrit sur la première. J'ai peu d'espoir d'y trouver mon nom, mais c'est toujours mieux que cette attente insupportable.

Je m'approche de plus en plus. J'ai l'impression de voir mon nom partout. J'arrive maintenant a éliminer ceux qui sont trop long ou trop court. Il en reste pas mal quand même sur cette première page.

Je me rapproche de plus en plus. Il y en a un qui ressemble vraiment au miens ! Mais surtout ne pas se réjouir, nous sommes quatre cette année a porter le même nom, et l'une d'entre nous est une primante qui m'a semblé très talentueuse au concours. 

Ça me tord les boyaux, c'est indescriptible. C'est insupportable !!!

Je me suis fixé maintenant sur un seul nom c'est celui qui me semble être le plus proche, mais je n'arrive toujours pas à voir assez clairement pour dire si oui ou non c'est moi. Je me retourne vers mon ami et je lui dis que je crois que j'ai trouvé mon nom. 

Cette fois-ci je pousse carrément les gens devant moi et je râle contre mes yeux qui ne voient pas assez bien malgré mon 10/10 conclu par l'opticien.

Je crois que c'est moi... Oh la vache je crois que c'est moi. Je me retourne pour le dire à mon ami, "Je crois que c'est moi mec !". J'arrive pas à réaliser, il faut que je me rapproche encore plus. Ça y est je suis à 1 mètre. J'arrive clairement a lire mon nom et mon rang. Je suis dans les 30 premiers ! 

Je n'y crois pas. Je sors de la foule sans trop savoir quoi faire. Je suis sonné. Pendant plusieurs secondes je reste là a réaliser ce qu'il se passe. Machinalement je prend mon téléphone pour regarder ce qu'il se passe.

Il faut que j'appel Maman. 

Elle décroche et me demande "Alors". Et là j'explose, je n'arrive même pas à lui dire clairement mon classement, mais elle a compris.  Elle a tellement compris qu'elle raccroche en disant "il faut que je prévienne ton père" a moitié en criant, a moitié en pleurant.

Je suis sorti dehors. J'appel au hasard, mon père, mes grand parents... Je n'ai toujours pas réalisé, c'est juste machinal mais la joie est belle (Oh oui elle est belle) et bien là.

J'ai l'impression d'avoir couru un marathon, je respire comme un asthmatique. 

Je ne sais pas quoi faire, je vais et viens, c'est trop magnifique, je n'arrive pas à y croire.

Je retourne à l'intérieur. Les gens sont toujours là a chercher leurs résultats. Je croise une amie dans les années supérieur et qui me demande "Alors ?".

Elle me saute dans les bras et me félicite.

Je n'arrive pas a y croire, mais il faut que je sache pour les autres. Je cherche les gens que je connais dans la foule. Je trouve des amis qui pleurent. Je ne devrais pas, mais je leur demande et biensur ça ne va pas. Je passe vite de groupe en groupe parceque je me rend compte que mon état n'est pas du tout le réconfort qu'attendent ceux-là. J'essaye de cacher mon sourir pour demander comment ça c'était passé, mais au fond de moi c'est l'ébullition. 

Je tourne, je marche, je vire. Je ne sais plus où allé. Je croise des gens que je sais être rédoublant, alors je leur demande et quand on a compris qu'on se reverrait l'année prochaine on s'empoigne comme des amis de 20 ans. On ne se connait presque pas, mais avec ce qu'on a vécu c'est tout comme.

Je respire toujours très fort, mais je n'arrive pas a me contrôler. 

Petit a petit j'arrive a me calmer. Je reçoit des tonnes de SMS et des appels dans tous les sens. Ma mère est quand même très forte pour faire tourner un information.

 

C'est Magnifique. Magnifique est même un mot faible par rapport à la joie que m'habite en repensant à tous ça. Il y a peu de moments qui restent gravé éternellement dans la mémoire de quelqu'un. Celui là en fera parti.

 

M.X

PS : C'est écrit d'une traite, je ne veux pas me relire, ça ne peux pas être mieux écrit qu'en vivant les émotions tout en les racontant.

Par M. X
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Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 01:26

Oui mais pas encore, et vue qu'il ne reste que 20 jours je n'ai vraiment plus le temps de prendre le temps d'écrire. 

Sinon, les choses se passent bien. J'ai eu les résultats de mon concours blanc et je suis plutôt satisfait de mes résultats. Ces derniers jours vont être horribles mais je suis décidé à tout donner pour réussir.

 

La fin est proche !!! (ouf)

Par M. X
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 21:15

Suis-je un étudiant en médecine ? J'ai bien envi de répondre oui à ce genre question. Mais en étant honnête, biensur que je n'en suis pas un. Disons plutôt un pré-étudiant.

La difficulté de cette situation c'est que les études de médecine, tout comme les étudiants, sont pour beaucoup un fantasme. Rien de sexuel là dedans, mais plutôt une impression de "pouvoir". Pratiquer et apprendre la médecine c'est une grande responsabilité. Au contraire de nombreuses études supérieures notre formation contient une partie très importante de pratique. C'est une lourde responsabilité que de pratiquer la médecine car tout repose sur des connaissances. Le problème c'est que lorsque l'on est étudiant eh bien les connaissances on ne les a pas. Mais, ceux à qui vous avez a faire sont convaincu que vous les avez, et s'il savaient a quel point vous débutez, ils seraient beaucoup moins rassuré de mettre les pieds dans un CHU.

Quand on est incompétent dans un domaine et que quelqu'un vous demande des explications sur ce domaine, il et facile de se défiler. Le soucis ici, c'est que vous êtes incompétent, mais en même temps vous êtes un professionnel. Vous portez la blouse blanche, le stéthoscope, vous utilisez un vocabulaire particulier. Mais cette facade qui vous donne a voir comme un professionnel de la santé cache votre immense incompétence. Toute la difficulté repose sur cette dualité entre savoir et paraitre.

Pour être un peu plus concret, et pour illustrer ce propos. J'ai moi même eu a faire face a ce genre de problème. Je ne suis même pas un réel étudiant en médecine, mais les gens me considèrent déjà comme un professionnel de santé qui sait. Je ne porte ni la blouse et je ne sais même pas me servir d'un stéthoscope. Mais c'est le fantasme de l'étudiant en médecine qui me donne ce pouvoir. Ce n'est pas un pouvoir négligeable, et c'est un poids très important.
Hier une amie d'il a quelques années me demande ce qu'est une vascularite. Je sais plus ou moins ce que c'est, pour en avoir parlé quelques instants en cour, et je sais aussi ce que ça peut engendrer. Le problème c'est que son frère est atteint de vascularite. Et quand je lui ai dit que cela pouvait être grave... Que faire ensuite ? En répondant je suis passé du côté de ceux qui savent, sauf que je ne sais pas. J'y connait rien moi en vascularite !
Un autre exemple, qui torture un bon nombre d'étudiants en santé. Imaginez le coup du train ou de l'avion et du "y a-t-il un médecin à bord ?". Vous vous êtes là. Avec vos 2,5 malheureuses années d'études. Vous savez soigner un cancer, mais sauver quelqu'un d'une crise cardiaque c'est autre chose. Vous savez prendre les bonnes décisions quand il y a quelqu'un au dessus de votre épaule, quand vous avez ce qu'il faut pour juger. Mais dans la panique, sans instrument, sans sécurité, que faire ?? Se lever et passer encore une fois du côté de ceux qui savent alors que justement non. Ou rester assis et espérer que quelqu'un qui sait va se lever. Biensur le choix est vite fait quand on est assis devant son ordinateur et que l'on se pose la question. Pour en avoir discuté avec des étudiants d'années supérieures ce n'est pas si simple que cela en réalité. 

Tout cela pour dire que encore une fois le statut d'étudiant en médecine n'est pas facile et impose certaines contraintes qui sont difficiles à assumer. C'est surement pour cela que chaque années de plus en plus d'étudiants se présentent en première année.


M.X 

Par M. X
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 23:48
Bon. Il faut se rendre à l'évidence, je suis loin d'être dans mon meilleur état. Il faut dire que je n'ai pas fait de sport depuis plus d'un an et demi. Je me laissais penser que je n'avais pas le temps de faire du sport. C'est biensur totalement faux. Une heure par ci par là ça se trouve quand même. Donc, je m'y met ! Une paire de chaussures et quelques kilomètres de bitume, y'a rien de mieux. C'est ma bonne résolution du mois de mars. Peut-être que celles du mois de mars au contraire de celles du mois de janvier, durent plus de deux semaines... Affaire a suivre. Côté cours, j'ai un peu du mal là. Je suis pas débordé, mais un peu saturé. Il faut dire que pendant deux bonnes semaines j'ai eu l'impression que ma vue avait baissée. Donc rendez-vous en urgence chez l'ophtalmo pour finalement s'apercevoir que mes yeux vont très bien, c'est juste la fatigue et une cure de magnésium et c'est bon. Bref, ça me montait la tête et je n'y arrivait plus trop. Quoi qu'il en soit c'est fini et on repars sur de bonnes bases. Les premiers résultats de la prépa sont tombés. J'suis plutôt content, même si les meilleurs scores ne sont pas là ou je les attendais et inversement. La semaine prochaine s'annonce croustillante à ce niveau d'ailleurs.
Ce week-end c'était les journées portes ouvertes à la fac. Quand je repense qu'il y a maintenant 2 ans je venais visiter la fac pour la première fois... Si on m'avait dit ce qui m'attendait. Eh ba j'y serais allé bon dieu ! Et plutôt deux fois qu'une !

Oulà ! Minuit... Un sportif qui se respecte ne se couche pas après minuit ! 
Par M. X
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 19:31

C'est sûr qu'en P1 les cours ne sont pas les plus intéressants. Quand on se destine à de la médecine, faire de la physique des forces c'est pas ce qu'il y a de plus passionnant. Biensur il faut quelque chose pour sélectionner et quoi de mieux que la physique pour ne garder que des cerveaux scientifiques ?! On pourrait dire ça. Mais c'est un peu trop hypocrite à mon gout. 
Prenons les choses dans l'ordre, aujourd'hui il y a des milliers d'étudiants en P1 en France. Cette année le ministère de la santé a fixé le numérus clausus à 7400 répartis sur tout le territoire. En gros on arrive à environ 15-18% des étudiants qui passent en deuxième année de médecine. Pour obtenir ces 15-18% il faut bien en éliminer 82-85%. Dans la majorité des facs l'enseignement de première année est tourné vers des matières fondamentales, la physique, la chimie, parfois les maths... On se pose alors une question toute bête, pourquoi est-ce que quelqu'un qui est bon en math serait-il un bon médecin ? Ne préfère-t-on pas un médecin qui a la passion plutôt qu'une bête de concours qui s'est perdue sur les bancs de la fac de médecine parceque, justement, il-y-a un concours ? Oui on préfère.

Ce serait bien n'est-ce pas ? Que tous ceux qui ont réellement la passion passent et pas les autres. Sauf que ce n'est pas comme ça. La raison est toute simple. La P1 c'est une année de travail intensif comme je le répète souvent, et c'est aussi une année qui forge le caractère. Quelqu'un qui réussi en P1 ce n'est jamais grâce au hasard. Si vous croisez un étudiant en médecine, vous pouvez être sûr que bosser comme un fou il sait ce que c'est (et il n'a pas fini...). Maintenant voici la vrai question qu'il faut se poser. Veut on un médecin compétent ou un médecin incompétent ? Voilà la bonne question, et biensur que l'on veut que son médecin soit compétent. Ce n'est pas pour rien que l'on se précipite chez un spécialiste au lieu de passer d'abord par son généraliste. 
 
Alors voilà, on en est là. Doit-on laisser la place aux passionnés ou aux compétents ? La réponse est toute trouvée. On peut trouver cela injuste, mais ce n'est pas le cas. Quelqu'un de passionné il se donne les moyens de réussir, il se lève tôt le matin pour travailler plus (qui a dit pour gagner plus ?...), et il y arrive !

Pour revenir au sujet initial, j'ai donc des cours très... Cartésiens, on peut dire ça. Mais ce n'est pas toujours le cas. Et certains profs, qui savent que dans l'amphithéatre qu'ils ont devant eux il y a des passionnés, nous laissent entrevoir un peu de ce qu'est le métier de médecin de temps en temps. Parfois ça n'a même aucun intérêt particulier et ça ne fera l'objet d'aucune question au concours, mais ils le font quand même. Lorsque ça arrive j'aime bien regarder un peu l'amphi, comme quelqu'un qui se retourne au cinéma. On s'aperçoit qu'il y a des gens qui s'en fiche totalement, et des passionnés. C'est là ou on les reconnait. Ce sont ceux qui ont les yeux rivés sur le tableau et qui boivent les paroles, pour une fois intéressantes, du prof. Ca ne dure souvent pas plus que quelques secondes, le temps d'expliquer un geste médical, une anecdote de praticien... Mais a la fin du cours, les piles sont rechargées à bloc parceque l'on se rend compte que, OUI ! c'est bien ce métier là que l'on veut faire.

M.X 

Par M. X
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 14:02
Comme beaucoup de monde oui je sais. Mais mon dimanche est particulier. Ce n'est pas simplement le retour sur les bancs de la fac (j'ai bossé tout le week-end, donc au final...) c'est surtout le retour dans mon appart ! 
Alors forcément qui dit retour dit train, dit voyage, dit stress, dit en retard. Oui c'est vraiment ça le pire. Pourtant chaque semaine je le sais, mais il se passe toujours quelque chose. Soit c'est une clé qui se cache, soit c'est un cours, souvent c'est mon portable, allez savoir pourquoi.
DSCN0889 
Ca y est, je suis installé. Pour une fois mon voisin ne sens pas le cigare humide. C'est parti pour 1h30 de voyage.

Il a intéret a se pointer le contrôleur, j'ai pas envi d'avoir laché 10 euros pour rien !

Arrivée 1heure plus tard. Il faut encore changer de train pour arriver à destination.

La je rêve, ça fait dix minutes que le deuxième train aurait du partir, mais non on est toujours planté là. SNCF Quand tu nous tiens.

Enfin arrivé à la gare. Mais non ce n'est pas fini ! J'habite pas à côté de la gare moi. Et vas-y que je te traine un sac de 30 kilos pendant une demi heure.

Ca y est nous y sommes. J'ai chaud il fait 15°C mais j'ai quand même pris mon manteau d'hiver (mauvaise idée), je suis trempé. Reste plus qu'a ranger tout ce qu'il y a dans mon sac et a se coucher pour comater jusqu'au lendemain.

Bonne nuit !

 
Par M. X
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 18:46

Les études de médecine ça abime... Regardez simplement votre médecin de famille. N'est il pas un peu névrosé sur les bords ? Il l'est. Et le problème c'est qu'apparement c'est incurable et inévitable. De ma petite expérience d'étudiant en première année je peut dire que oui, même si nous allons à la faculté, même si on nous appelle des étudiants, même si on nous pense révolutionnaires et rêveurs comme les autres, nous ne sommes réellement pas comme les autres.
Pourquoi ? Oui, pourquoi ? 
Plusieurs réponses selon moi. Tout d'abord parceque contrairement à toutes les autres facs chez nous il faut passer par les trous d'un tamis pour accéder à la fameuse blouse blanche, et les trous sont pas bien gros. A ce moment on me dit "Oui mais les écoles de commerce, et les prépas, eux aussi ils sélectionnent, et souvent plus durement que médecine". C'est vrai. Mais regardons un peu plus en détail, les prépas sélectionnent sur dossier et après le bac. Les grandes écoles ou autres sélectionnent sur concours au début de l'année et il ya des centaines d'écoles en France. Qu'en est-il en médecine ? Chez nous vous êtes sélectionné au bout d'une voir deux années de travail et de stress intense. Si vous ratez à Paris vous ratez aussi instantanément à Marseille, Lyon, Bordeaux... C'est fini quoi. On pourra dire ce qu'on veut mais ça abime.
Ensuite, imaginez un Lycéen qui a 17 ans en terminale, Ce qui était mon cas (sans avance). Mettons qu'il réussisse en un an sa première année. Le voici donc en deuxième année à 18-19 ans. Maintenant mettez une pièce pâle et aseptisée, des masques et des calottes un peu partout, une atmosphère lourde et pesante, une boule énorme dans l'estomac et un cadavre froid nu a portée de main. Ca y est vous voyez ? Bon alors imaginez ce que l'on peut ressentir lorsque l'on a 18 ans et que pour beaucoup le corps de l'autre est encore un sanctuaire inaccessible. On pourra dire ce qu'on veut mais ça abime.
Autre chose, prenons ce même étudiant mais un a deux ans plus tard. Le voici donc externe. Stéthoscope au point il arpente les couloirs d'un pas plus ou moins assuré en quête de quelque chose d'utile a faire. On a tous vue un épisode d'urgence, pas celui qui se termine bien hein, l'autre. Bon eh bien mettez notre cher étudiant en plein milieu. On pourra dire ce qu'on veut mais ça abime.

On pourra dire ce qu'on veut, encore une fois, mais je crois que si votre médecin est un peu névrosé sur les bords, c'est en parti à cause de ses études. Nous on ne fait pas les guignols dans la rue, on ne profite pas de notre jeunesse (quoi que...) mais nous on sauve des vies ! Ca vaut bien toutes les manifestations du monde.

J'adore mes études

M.X 

Par M. X
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 00:24

C'est reparti pour un tour ! Eh oui, après une petite semaine de repos bien mérité le second semestre viens de commencer. J'ai bien profité et à partir de maintenant il faut se remettre à fond dans le boulot. C'est la dernière ligne droite ! un bonne grosse ligne droite qui monte et qui descent mais une ligne droite quand même. Je vois donc les choses comme ça : à la fin de ce semestre je ne suis plus en P1, quoi qu'il arrive. Il faut donc tout donner maintenant pour réussir ce semestre brillament. Soit dit en passant que le premier compte pour un peu plus de 40% de la note finale, et donc le second pour 60. L'enjeux en est encore plus grand. En ce début de semestre j'ai toutes les cartes en main et je ne compte pas me laisser dépasser par la charge de travail qui va arriver très rapidement. Les matières sont vraiment intéressantes, personne ne peut dire le contraire. Raison de plus pour se donner du mal ! Bref, je me sens bien parti et j'espère que ça va continuer comme ça pendant les 4 prochains mois.

A part ça, le mois de février est généralement celui de la recherche de job d'été pour les étudiants. Le miens est tout trouvé, ce sera le même que l'année dernière. Aide soignant dans un service hospitalier. Une expérience très enrichissante (pas dans les deux sens du terme...), sur laquelle j'aurais beaucoup à écrire le moment venue.


Bonne année ! (un p'tit dernier, et demain on en est débarrassé !) 

Par M. X
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 11:00
Aaaah Les vacances ! Quel bonheur.
Après plusieurs semaines de travail intensif, et le stress du concours voici enfin les premières vacances de l'année. Le meilleur est je crois le fait de pouvoir se lever très tard sans aucun complexe. On redécouvre les joies du cinéma, sorties avec des amis, du glandouillage toute la journée... Rien d'autre à faire que rien. 
Mais bon, ça ça ne dure pas longtemps et il va falloir s'y remettre pour entamer le second semestre. Changement de matières (au moins ça ressemble un peu plus à de la médecine), retour à un rythme de travail important et retour dans l'appartement. J'avoue que je me serais bien autorisé une semaine de vacances supplémentaire, mais bon. 
Niveau concours ça s'est bien passé, même si quoi qu'il arrive on ne peut pas savoir a l'avance si c'est bon ou non. Bref on verra bien, le premier semestre est derrière moi et je ne veux plus y penser. Maintenant en route vers le second, et celui là je vais le réussir !
Par M. X
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